Chaque semaine, chez Emmaüs, je croise des personnes qui ont dû tout quitter pour survivre. Des parcours qui rappellent une réalité : quand un environnement devient invivable, ce sont toujours les plus fragiles qui subissent les premiers les conséquences.
Mais les crises environnementales ne restent pas aux frontières des pays ou des populations les plus vulnérables. Elles finissent par concerner chacun d’entre nous.
Cet été, j’ai vu la France s’en rapprocher : incendies, nuits sans sommeil, chantiers sous 40°C.
Face à ça, deux réflexes possibles : subir en attendant que ça passe, ou commencer à agir, dès maintenant, à notre échelle.
Ce que ces vagues de chaleur provoquent déjà
- Une hausse de la mortalité
- Une production maraîchère et fruitière en chute libre
- Des salariés qui souffrent *
- Des fermetures d’écoles
- Une biodiversité qui s’effondre
Une vague de chaleur, seule, n’est qu’un épisode météo. Leur fréquence et leur intensité qui augmentent chaque année, c’est le climat qui se dérègle.
Mais l’urgence ne doit pas nous enfermer dans la résignation.
Les transformations nécessaires ne viendront pas d’un seul levier. Elles demanderont des changements profonds dans nos modèles, des décisions collectives fortes, et des milliers d’expérimentations concrètes sur le terrain.
Alors, plutôt que de multiplier les climatiseurs, on revoyait nos modes de vie, de déplacement, d’alimentation et de consommation ?
Par où commencer, dès aujourd'hui :
Repenser nos déplacements quand c’est possible : marche, vélo, transports collectifs
Acheter moins, acheter mieux, réparer et prolonger la durée de vie de nos objets (méthode BISOU)
Remplacer une partie de la viande par des légumineuses et céréales
Ce que j’ai commencé à faire (entre autres) :
– Lancer un atelier de fabrication de fours solaires faits maison avec un ami bricoleur, pour cuisiner sans chauffer la maison et sans émission de CO2.
Pour vous lancer, découvrez le Low-tech Lab pour plus de sobriété, de résilience et de convivialité.
Évidemment, aucun de ces gestes ne réglera la crise climatique à lui seul.
Ce qui fera bouger les lignes, c’est nous tous, TOUTES générations confondues, qui changeons nos habitudes ET qui mettons la pression sur nos entreprises et nos élus pour de vraies mesures.
On ne choisit pas la canicule.
Mais on choisit ce qu’on en fait.
Et toi, quelle est la première chose que tu as changée face à ces dérèglements climatiques ?
*Étude Allianz Trade, juin 2026 : La productivité horaire des salariés qui chute de 3% par degré au-delà de 30°C. Les vagues de chaleur pourraient coûter 5 à 7% du PIB cumulé entre 2026 et 2030 aux économies européennes les plus exposées, dont la France (~240 Md€ de pertes).
